Comment s’accepter un peu plus ?

Mains entrelacées

Dans le développement personnel et spirituel on entend souvent parler de la part d’ombre comme quelque chose à intégrer en soi. Accueillir ses “défauts” autant que ses “qualités” pour ainsi s’aimer davantage.

Mais comment faire concrètement quand on a l’habitude de se dévaloriser et de douter de chaque chose ?  Comment faire quand les auto critiques et les comparaisons fusent ? Comment faire quand ton estime de toi est au plus bas ?

Je te proposerais bien une baguette magique avec un boost de positivité ! Oui cela fait du bien sur le moment et je n’ai rien contre le fait de positiver mais si tu es en train de lire cet article, c’est que probablement tu auras remarqué que ce n’est pas suffisant. À force de cultiver la pensée positive, tu pourras te sentir bien pendant un certain laps de temps, seulement à la moindre pensée dévalorisante qui s’immiscera et à laquelle tu donneras de l’importance, il y aura de grandes chances que ton moral retombe comme un soufflé sorti du four. La pente sera ensuite plus dure à remonter.

Alors comment reprendre confiance en soi et arrêter de lutter contre son juge intérieur ? Comment s’accepter un peu plus ?

Pour tendre la main à ta part d’ombre, il va d’abord s’agir d’arrêter de la fuir. Et oui, pas si pratique de faire un pas vers soi si on part en courant ! Le premier réflexe, lorsque l’on a l’habitude de se déprécier est dans un premier temps de croire les jugements de valeur que l’on s’inflige et ensuite de prendre ses jambes à son cou pour ne plus avoir à les écouter et ne plus souffrir à nouveau. Or, la souffrance est pourtant belle et bien là. Car si le fait d’éviter ces pensées peut t’apporter une sensation de soulagement, il est de courte durée. En effet, plus tu t’enfuies, plus ces pensées te rattrapent et paradoxalement plus tu les nourris ! C’est comme les émotions. Prenons l’exemple de la peur, plus tu la fuies et plus elle devient forte jusqu’à se transformer en panique.

Quand je mentionne la fuite, je fais aussi allusion au fait de les rejeter. Plus tu refuses d’avoir ces pensées, ces doutes, ces craintes plus grands ils vont devenir. En gros, plus tu les rejettes, plus tu rejettes cette part de toi et plus tu te rejettes toi-même. Tu rentres alors dans un cercle vicieux qui s’auto alimente.

Comment sortir du cercle et arrêter de fuir ?

Cela va nécessiter que tu sois honnête avec toi-même. Arrêter de fuir ne signifie pas réciter un “je t’accepte” comme un mantra pour chaque pensée gênante qui viendrait, un peu comme lorsque tu apprends une leçon en mode automatique. Arrêter de fuir c’est t’autoriser à avoir ces pensées, c’est accepter qu’elles font partie de ton histoire, de ton vécu. C’est accepter aussi le fait qu’elles reviendront probablement pour encore un bon moment et peut-être même jusqu’à ta mort. Quand j’entends dire “il faut tuer l’ego”, j’entends que c’est un crime envers soi-même. À vouloir l’éliminer…bon, tu connais la suite ! 😁

Accepter tes jugements et tes auto critiques, tes peurs et tes craintes ne veut pas dire non plus te résigner et les croire sur parole. En les acceptant, tu leur redonnes leur place, sans leur donner trop d’importance (en les fuyant car tu en as peur ou au contraire en buvant leurs paroles). C’est là où tu réintègres ta part d’ombre. Cet instant où tu es toi, avec toutes tes peurs, tes pensées négatives, tes hauts et tes bas. Tu as le droit d’être dans le jugement, d’être d’humeur chafouine. Tu as le droit de te mettre en colère, de dire des gros mots, de ne pas être “comme il faut”… Accorde-toi toutes ces permissions et respire !

De nos jours, on peut lire et entendre beaucoup de conseils sur l’amour de soi, sur comment être dans l’amour et c’est super ! Malheureusement certains d’entre eux sont issus de l’ego spirituel ou plus simplement dit, sont issu de l’ego et non de l’amour. Il est donc essentiel d’être dans le discernement. En effet, on peut entendre “pour être dans l’amour, tu ne dois pas dire ce mot-là” ou “tu dois dire ça”, “faire ci faire ça pour ne pas être dans l’ombre et pour être dans la lumière”. L’intention est sûrement bonne à la base seulement ces conseils reflètent souvent un déni de l’ombre. Or nous sommes tous constitués d’ombre et de lumière. L’une ne peut exister dans l’autre. Encore une fois, je ne dis pas que cultiver des paroles lumineuses et parler positivement de soi est nocif, loin de là. Le problème c’est quand on veut le faire à tout bout de champ, nourrissant alors un hyper contrôle en reniant sa part d’ombre et en donnant toute son énergie à son mental.

Respiiire….reprends ta liberté, celle de t’aimer et d’être comme tu es. Allège-toi des contraintes et vis !

À chaque instant, t’accepter comme tu es, avec tes plus, tes moins, cela fait partie de toi. Plus tu acceptes ces parts d’ombre, plus tu fais la paix avec toi-même et moins les pensées dévalorisantes prennent de la place. La balance se rééquilibre donnant une part égale aux jugements comme aux compliments. Il ne s’agit pas non plus de nourrir les compliments à l’excès car comme dit précédemment, ce n’est qu’un leurre de ton mental. La rechute est d’autant plus douloureuse.

Quand les deux parties s’équilibrentl’ombre et la lumière -, tu reviens au centre, tu es juste toi-même. Tu n’as alors plus à te dévaloriser ou à essayer de t’encenser, tu es, tout simplement.

Adeline – Âme de Nature 🌱

 

Pour compléter cette thématique, je te recommande vivement la lecture de ce livre de Lise Bourbeau “La puissance de l’acceptation”.